Chanteau (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XII e siècle, au sens de « quartier d'un bouclier, pièce du fond d'un tonneau » ; XV e siècle, au sens 1 ; XVI e siècle, au sens 2. Dérivé de chant II.
1. Vieilli. Morceau coupé d'un grand pain. Un de pain.
2. Vieilli. Morceau d'étoffe coupé sur une plus grande pièce.
3. Douve terminale d'un fond de tonneau.
4. Dans un violon, un violoncelle, pièce de bois augmentant la largeur de la table ou du fond.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Morceau coupé à un grand pain. "Un de pain."
"Chanteau de pain bénit," ou absolument "Chanteau," Le morceau qu'on envoie à celui qui doit offrir le pain bénit le dimanche suivant ou le jour de fête le plus prochain.
Il se dit aussi d'un Morceau d'étoffe coupé à une plus grande pièce. "Ce manteau a été coupé en plein drap, il n'y a point de ." Il désigne par extension les Morceaux en pointe que les tailleurs disposent sur les côtés d'un vêtement pour l'arrondir.
En termes d'Arts, il se dit aussi de la Douve terminale de chacun des deux fonds d'un tonneau.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Morceau coupé à un grand pain.
    Chanteau de pain bénit, ou, absolument, , le morceau qu'on envoie à la personne qui doit rendre le pain bénit le dimanche suivant.
    Dans quelques provinces, le pain lui-même, quand il est entamé. Passez-moi le .

 2   Morceau d'étoffe coupé à une plus grande pièce. Manteau coupé en plein drap sans .
    Espèce de pointe que les tailleurs ajoutent sur les côtés d'un manteau, d'une robe, d'une soutane.

 3   Une des pièces du fond d'un tonneau.

 4   Les x, les jantes du rouet.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Roncisv. 194: Il est sailliz en piez, tint l'escu en cantel
    XIIIème siècle
     Lai de l'ombre: Li sire avoit devant son vis Torné son mantel en chantel
     Livre des mét. 306: Il loisoit à tous ceuz qui le chantelage paioient à oster le chantel de leur tonniau et la lie vuider
    XVème siècle
G. CHAST.: « Mal se peut vuidier sans rongier au de quelqu'un »
DU CANGE: « Le suppliant print un de pain qu'il rencontra »
    XVIème siècle
RAB.: « Vous adjugez tous les vieux quartiers de lune aux caphardz.... Que tous ayent à se pendre dedans le dernier de ceste lune ; je les fourniray de licolz »
LOYSEL: « Le part le vilain [dès que le vilain fait pain à part, il est censé à part pour tous les biens] »

ÉTYMOLOGIE
    Bourguig. chaintea ; picard, cante, cantieu ; Berry, le chantiau de la lune, le quartier ; Saintonge, chantâ ; provenç. cantel ; espagn. cantillo ; bas-lat. cantellus, de cantus, coin, côté (voy. CANTON et CHAMP 2).


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Morceau coupé à un grand pain. "Un gros de pain."
"Chanteau de pain bénit," ou absolument "Chanteau," Le morceau de pain bénit qu'on envoie à celui qui doit rendre le pain bénit le dimanche suivant ou le jour de fête le plus prochain.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi d'Un morceau d'étoffe coupé à une plus grande pièce. "Ce manteau a été coupé en plein drap, il n'y a point de . Les x d'une robe, d'une soutane."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. masculin 


Morceau coupé d'un grand pain. "Un gros de pain".
On appelle "Chanteau de pain béait," ou absolument "Chanteau," Le morceau de pain bénit qu'on envoie à celui qui doit rendre le pain bénit la Fête ou le Dimanche suivant.
On appelle aussi "Chanteau," Un morceau d'étoffe coupé d'une plus grande pièce. "Ce manteau a été coupé en plein drap, il n'y a point de . Les chanteaux d'une robe, d'une soutane".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Morceau coupé d'un grand pain. "Un gros de pain."
On appelle "Chanteau de pain bénit," ou absolument "Chanteau," Le morceau de pain bénit qu'on envoie à celui qui doit rendre le pain bénit la Fête ou le Dimanche suivant.
On appelle aussi "Chanteau," Un morceau d'étoffe coupé d'une plus grande pièce. "Ce manteau a été coupé en plein drap, il n'y a point de . Les x d'une robe, d'une soutane."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

["Chanto"; 1re lon. 2e dout. au sing. lon au pl. "Chanteaux".] Morceau coupé d'un grand pain. = C'est aussi un morceau d'étofe coupée d'une plus grande pièce.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Morceau coupé d'un grand pain. "Il a pris un gros de pain".
On appelle, "Chanteau de pain benit," ou absolument, "Chanteau," Le morceau de pain benit qu'on envoye à celuy qui doit rendre le pain benit la feste ou le Dimanche prochain.
On appelle aussi, "Chanteau," Un morceau d'estoffe coupé d'une plus grande piece. "Ce manteau a esté coupé en plein drap, il n'y a point de . les chanteaux d'une robe, d'une soutane".




Emplacement dans le dictionnaire :

chansonner
chansonnette
chansonnier
chant
chant royal
chantage
chantant
chanté
chante-clair

chantepleûre
chantepleure
chanter
chanterelle
chanterie
chanteur
chantier
chantignole
chantilly
chantonné
chantonner


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